Anthropologie des Transformations Mondiales et Implications Régionales (ATMIR)


 

 

"Le Master Anthropologie des Transformations Mondiales et Implications Régionales aborde les phénomènes sociaux, politiques et culturels du monde contemporain avec les méthodes classiquement mises en oeuvre par l’anthropologie dans l’étude des sociétés de petite échelle.
Son originalité est d’utiliser l’approche comparative développée par l’anthropologie sociale pour enquêter sur des problèmes et questions des mondes contemporains (Europe, Asie, Afrique, Amériques) dont les dynamiques de transformation exigent la confrontation de plusieurs contextes (par exemple : la propagation des crises sociales et politiques ; le développement de bureaucraties variées ; les migrations internationales...).
Le Master offre une spécialisation en anthropologie unique au nord de Paris à ce niveau de spécialisation. Grâce à l’intervention d’enseignants-chercheurs spécialistes de divers continents et de diverses problématiques et objets d’étude, les étudiants bénéficient d’une expertise réelle et d’un outillage conceptuel opératoire pour analyser les répercussions régionales et locales des transformations mondiales. Celui-ci leur permet d’envisager l’internationalisation dans leur profession aussi bien que l’insertion aisée dans des structures locales et régionales, quels que soient les objets de réflexion et d’action choisis à propos des sociétés mondiales et des phénomènes étudiés.
L’objectif de l’anthropologie étant de porter un regard éloigné sur n’importe quelle réalité sociale reconnue comme « étrangère », ce master apprend aux étudiants comme aux candidats venant d’autres disciplines (géographie, histoire, littérature comparée, sociologie générale ou appliquée, philosophie), à développer des dispositions pour s’ouvrir à des logiques étrangères, sans les présupposés de leur milieu d’origine. Les étudiants peuvent donc envisager l’internationalisation dans leur profession aussi bien qu’une insertion aisée dans des structures locales et régionales."

Présentation

Les enseignements se répartissent sur les deux années de Master et sont validés par l’obtention d’ECTS (60 crédits en première année et 60 crédits en deuxième année, avec possibilités de report et d’interruption pour les recherches de terrain à l’étranger).
La liste des séminaires et des cours du master Anthropologie des Transformations mondiales et Implications Régionales est la suivante :

  • Globalisation, Etat-nation et « société-monde » : controverses
  • Modèles et modélisations : transformations mondiales et grandes ruptures politiques et économiques (Asie orientale et Asie du Sud en particulier)
  • Européanisation et intégration européenne
  • L’Afrique subsaharienne dans les transformations mondiales
  • Enjeu mondial et interprétations locales de la pandémie de VIH/SIDA
  • Environnement et société : enjeu mondial et savoir local
  • Le cinéma entre ancrage national et mondialisation
  • Transformations politiques et subjectivités contemporaines

Certains des cours offerts dans les autres spécialités de Master seront recommandés en fonction du profil individuel de l’étudiant. Une part très importante de la formation réside dans l’élaboration d’un projet de recherche.
Il sera aussi fortement recommandé aux étudiants de passer une année entière dans un établissement étranger, en première ou en seconde année du cursus. Ils devront néanmoins acquérir l’ensemble des ECTS pour la validation du diplôme (en incluant les ECTS obtenus pour la réalisation du mémoire de terrain).
Cette formule est soutenue par une politique importante au niveau des relations internationales, comprenant des co-directions, des co-tutelles et des double-diplômes (un étudiant peut acquérir ses ECTS dans l’une des années du Master dans le cadre d’un programme de mobilité Erasmus). Les enseignants s’engagent à suivre de très près les étudiants sur leurs terrains à l’étranger (et les aideront à obtenir des financements).

Débouchés

À l’issue de leur formation, les étudiants du Master ATMIR sont en mesure de mieux saisir les enjeux sociaux, culturels et politiques qui se jouent à l’articulation des transformations internationales (crises ou grands projets politiques, pandémies, généralisation de l’économie de marché, questions migratoires, grand enjeux environnementaux, par exemple) et des échelles locales et/ou régionales.
À ce titre, ils sont donc en mesure de postuler comme chargés de mission ou de recherche dans les institutions et organisations non-gouvernementales ou associations tant régionales, qu’européennes et plus largement internationales, notamment dans le domaine du développement, de la santé, des questions de migrations et de l’environnement.
Ils peuvent, en outre, occuper des postes de médiation en matière sociale et culturelle ou environnementale et intervenir pour accompagner les collectivités locales dans leur gestion prospective.
Ils sont également en mesure d’occuper des postes dans les collectivités territoriales pour prendre en charge des programmes de coopération internationale ou administrer les relations internationales.
Les diplômés peuvent aussi poursuivre leur formation par des études doctorales dans la perspective de carrières au sein de l’Université ou dans des organismes de recherche nationaux ou internationaux.